jeudi 3 juillet 2008

Les derniers jours... seront en premier!

Petit matin tranquille dans notre appartement de la rue Erdbergstraβe. Je descends avec mon laptop boire un café. C’est le temps de mettre en ligne les blogs de la dernière semaine. Malgré mes efforts à écrire quotidiennement nos aventures, certains contretemps m’ont empêché de vous les communiquer plus rapidement! Je dois donc passer une bonne partie de la journée à compiler tout ça, télécharger les photos de nos 3 appareils et à ordonner le tout, pour votre bon plaisir, lecteurs fanatiques!

Hier soir, avant d’aller au lit, une amie m’a parlé via Facebook! Elle avait remarqué par mes dernières mises à jour que j’étais rendu à Vienne! Elle prenait l’avion, ce soir là, pour la capitale autrichienne. Dom et Kat ont prévu une petite sortie au cinéma, mon rendez-vous tombe donc plutôt bien. Je dois la rencontrer à 9hr ce soir au coin de SchwedenPlatz et Rotenturm Strass. Vais-je la reconnaître, ça fait bien 8 ans qu’on n’s’est pas réellement vu! Je sors du métro. Elle est là, les bras croisés, de l’autre coté de la rue! C’est Léa Kabiljo!

Avant la guerre de Bosnie-Herzegovine ses parents décidèrent de quitter Sarajevo pour venir s’établir à Montréal. Une autre partie de sa famille s’est dirigée vers Vienne. Elle a fait ses études en anglais au Québec et elle travaille maintenant en français dans une école secondaire de Montréal. C’est une prof d’art!

Notre première destination est le Museum Quarter. Une grande place publique est emplie de structures mobiles utilisables comme bancs, sièges ou tables, au besoin… C’est là que nous buvons notre première bière! Elle m’emmène ensuite, un peu plus loin, au Kunsthalle, un bar assez trendy avec dj extérieur et des chaises de plages dans le gazon. On boit des caipirinhas et on parle, on parle et on parle…!!! Tant de nouvelles à prendre et à donner!

Il est encore tôt, mais les clients se font de plus en plus rares. Elle décide de me trainer ailleurs, dans un coin un peu plus sombre de la ville. Elle veut me faire goûter au vrai de vrai night-life viennois!

Nous passons à travers une gang d’afro-black. Ils sont 12 et représentent la seule petite menace qu’il est possible de sentir ici. Mais c’est plutôt mental que réel. On est loin de la Market Street à San Francisco! En descendant les marches sur le bord d’un canal, on se fait offrir quelques substances. Mais on ne va pas craquer pour ça!

Le Flex est un des lieux incontournables pour tout groupe rock qui veut jouer à Vienne. Construit sous le sol, l’endroit est le repère de la nouvelle jeune génération, mais des rénovations couteuses ont rendu l’endroit un peu moins… underground! Dans la salle du fond, les haut-parleurs de basse fréquence ont été encastrés dans le béton. Ce qui produit selon certains, une des meilleures acoustique d’Europe…!

Léa m’offre des verres sans relâche. J’ai beau insister, c’est elle qui paye la tournée. Ce soir, elle m’a fait découvrir une Wien, bien plus jeune que je ne le croyais!!!


Refaire le circuit

Je suis en plein rêve quand Dom me réveille ce matin-là! Il me balance d’un trait le programme de la journée. Je ne suis pas vraiment sûr de le comprendre et de vouloir l’accepter, mais je me lève résigné à suivre et à ne pas discuter…

Nous partons en métro pour le centre-ville. Avant d’aller rejoindre une amie d’université à Kat dans un resto asiatique, notre hôtesse se transforme en réelle guide touristique et nous fais parcourir les grandes rues de la ville. Je refais presque dans le même ordre le circuit de la veille avec Léa, mais avec les explications historiques en bonus!

Nous devons reprendre les vélos cet après-midi, pour retourner au chalet des parents. Ils nous attendent pour un barbecue. À peine arrivé, et suant à grosses gouttes, je me retrouve accroupis, une hache à la main, personnifiant un drôle de coureur des bois en vacance. Dom, ciseaux en mains, fait office de jardinier afin de refaire une beauté à un gros pommier dans la cour. On n’allait pas se faire offrir toute cette viande sans travailler un peu!

Le souper est délicieux, surtout la salade de patate dont nous demanderons le lendemain la recette, en allemand, sil-vous-plait! Dom s’amuse à me faire manger comme un porc, avec la complicité de Georg! Ses nouveaux beaux-parents semblent l’apprécier grandement. Il est très drôle et égaye le repas. Le dessert est sublime. Quatre crèmes glacées avec coulis de fruits et mûres sauvages du jardin!

Les parents nous offrent de dormir ici. Une petite marche pour digérer tout ça et nous sommes bon pour une solide nuit de sommeil.


Ça passe vite, les vacances!

Nous sommes allés dans un grand parc d’amusement cette semaine. Comme a dit Dom : «C’est ben mieux que la Ronde, c’est un peu sketch, pis t’es pas sûr que ça va tenir le coup!» Les manèges sont privés, l’entrée sur le site est donc totalement gratuite et la bière dans le sac à dos est de mise.

Nous avons soupés dans un resto mexpagnol. Des amis sont venus nous y rejoindre. J’ai eu une très longue et stimulante conversation avec Franck, le copain de Helena Okulski. Comme moi, il n’est pas fait pour être assis dans une salle de classe. Il a réfléchi à un nouveau concept d’école. C’est magique! Il m’a proposé d’élaborer le concept… je vais assurément me pencher là-dessus, et vous en reparlerai probablement un de ces jours…!!!

Nous avons aussi passé un après-midi à rédiger des cartes postales et un autre à faire un peu de shopping. Il n’y a pas grand secondes de notre passage à Vienne où l’on se demanda quoi faire.

Nous prenons l’avion ce matin, vendredi, mais devons arriver pas mal plus tôt pour accompagner Kat qui, elle, doit prendre un vol pour Berlin, à 6h du matin. Bien que nous partions Dom et moi vers les 11h30 du matin, nous devrons être sur place à 4h30 am!!! On va pas être beaux en arrivant. Mais ça n’a aucune importance…

St-Jérôme… tiens-toi bien, on arrive!

…..

Ce blog de voyage est rendu à sa fin! J’ai été très heureux de lire vos commentaires, qui m’ont poussé à continuer à écrire et m’ont donné la sensation de ne pas être seul à l’autre bout du monde. Nous ajouterons un petit épilogue d’ici les prochains jours, probablement à notre retour. Il sera rédigé par Dom et racontera ses aventures sur les côtes grecques… en passant, bien que j’aie utilisé la première personne du masculin tout au long de nos récits, Dominik s’est camouflé à plusieurs reprises dans le texte et a pris le clavier en main pour me donner un coup de pouce quand mes doigts me fourchaient et que les idées ne rimaient plus à rien… Encore une fois, Merci!

On se revoit très bientôt!

Vos AA adorés :

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D. Alexis Bourret & S. Albert Gauthier

lundi 30 juin 2008

La grande finale

Katharina passe tout son temps au téléphone! Mais ce matin, c’est pour nous trouver des vélos qu’elle jase autant! Nous partons en randonnée à trois à la découverte de cette surprenante Wien!

Aujourd’hui, au programme :

Pique-nique dans un parc; avant de partir, nous arrêtons dans une boulangerie pour acheter petits pains et quelques viandes. On mange nos super sandwichs en regardant les badauds jouer au ballon, s’amuser dans les jeux, ou simplement faire des siestes à l’ombre des grands arbres…

Saucette dans le Danube; en fait on l’a traversé, à la nage, pour aller s’asseoir sur une petite crisse de corde de métal de l’autre côté! Dom et moi avons failli mourir pour ça…! On l’a fait pareil!

Petite collation au chalet; à 30 minutes de vélos du centre-ville, dans un quartier nommé Néo-Brésil, les parents de Kat et Lena ont construit, il y a 30 ans, une coquette petite maison de bois. Maintenant gobé par l’expansion urbaine, le gîte est entouré de verdure. Limiers, figuiers, pommiers et tous les arbres qui finissent en fruitier délimitent le terrain. C’est beau, c’est près de tout et cet après-midi, c’est presque juste pour nous!

Pit-stop au stade; bizarrement, les fans ahuris portent le chandail rouge. Les allemands ne semblent pas présents pour le match! On verra ça tantôt!

Bref, notre journée de plein-air nous a permis de découvrir une ville en santé et pleine d’affaires à faire. Tout est conçu ici pour ne jamais s’ennuyer! Il est possible sur les canaux en hiver de jouer au hockey et d’y faire du wake-board l’été. Dom et moi, pensons demander d’ici les prochains jours notre citoyenneté autrichienne.


Le moment de vérité

Al-quaida avait promis être de la partie pour cet Euro 2008! Que pouvions-nous trouver de mieux qu’un bunker pour assister à la grande finale opposant les Germains aux Espagnols? Dans un parc, en plein centre de la ville, un bar construit dans l’entrée d’un ancien refuge nazi présente le match! Sous le béton armé, dans une salle archi bondée nous assistons à une victoire écrasante des taureaux sur les aigles.

Nous avions bien choisi notre camp cette fois-ci! La ville, comme nos t-shirt à Dom et moi, est d’un rouge sanglant. Les Viva Spania entonnés sans relâche enterrent les pleurs allemands. L’Autriche vit par procuration une petite revanche!

Le reste de la nuit fut passé à chanter du Bizet en arpentant les artères animées! Une soirée parfaite, avec tambours et trompettes…!!!

Revenir à Vienne

Les deux derniers vols m’ont causé des migraines extraordinaires. Probablement dû à mon opération aux narines, à chaque descente vers la terre, la forte pression me cloue agressivement le sinus droit, assez pour rendre flou ma vision. Je monte donc dans l’avion, un brin anxieux avec de la drogue dans ma poche!

Notre vol de retour ne dure qu’une heure. Le pilote effectue une rotation et demie dans les nuages afin d’éviter les chocs et les poches d’air! Tranquillement, il abaisse l’altitude de l’appareil, en un étrange parcours, loin de la ligne droite. À environ 1000 mètres du sol, les roues, sous mes pieds, entrent et ressortent à 3 reprises. À l’approche de la piste, les ailes de notre avion ne sont pas complètement à l’horizontal. En touchant le sol, le pilote donne un bon coup pour rétablir tout ça. Les passagers ne vont pas, comme de coutume, applaudir cet atterrissage! Mais moi, je suis doublement soulagé. La progression vers le sol fut tellement lente, que la pression terrestre n’eut aucun effet sur mes nasaux… cette fois!

Helena Okulski, la sœur de Kat, nous attend une fois de plus à l’aéroport. Le soleil est encore au rendez-vous. Dom et moi, avons l’impression d’être de retour à la maison! Les rues sont propres et les gens souriants!

Helena nous prépare à manger. Nous voulons sortir ce soir. Un samedi en ville, y a sûrement quelque chose à faire d’intéressant. Eh oui! Sur un bateau, dans un des canaux du Danube, Kruder & Dorfmeister se donne en spectacle. Dom et moi sortons nos chemises et nos plus belles cravates! Un peu de repassage, et nous sommes prêt à entrer de plein pied dans le night-life viennois!

Un petit warm-up s’impose sur une table à pique-nique, près du bateau, car les drinks, à l’intérieur ne vont pas nous être donnés! Le spectacle a lieu dans la cale du navire. L’air chauffé par la foule est dur à respirer… surtout à cause de la clope. Encore une fois, la cigarette va fâcheusement nous rebuter. Danser, le mégot au bec me semble maintenant ridicule. Ils ont le luxe d’une température clémente à l’année, et s’entêtent à se nicotiner partout, même aux mauvais endroits!

On a bien tenté de résister le plus longtemps possible (à 20 euros le billet, on compte les minutes…) mais le dehors et le dodo nous tirent à l’extérieur pour une marche tranquille vers l’appartement…



C’est si bon, les retrouvailles!

Enfin. Je vous retrouve, assis devant un café dans ce qui me semble être la plus agréable ville d’Europe, Vienne! Le trajet fut long et emboucané! J’ai dû fumer 3 paquets de mauvaises cigarettes en comptant la boucane involontairement inhalé. La déco vieillotte et bourgogne, les messieurs à moustache… J’avais un peu le sentiment de me retrouver assis dans des salles d’attente du milieu des années ’70…!!!

Bateau, tramway, train; tous les moyens (de transport) sont bons pour prendre du retard en Grèce. J’arrivai après 24 longues heures, par le train de nuit, à Θεσσαλονίκης. Après 4 autres heures d’attente, sur le parvis de la gare, arrivent les 2 personnes les plus belles au monde : Dominik et Katharina!

Kat propose de nous promener un peu dans les rues (j’voudrais pas faire d’analogie plate, mais comme Québec et Montréal, y en a toujours une des deux qui est plus l’fun que l’autre, désolé;). Au premier coup d’œil, Thessalonike l’emporte haut la main! La ville regorge de cafés et de bistro, 2 grosses universités rajeunissent la population, la scène musicale semble bien vivante. Thessalonike ne pointe pas vers son passé… Elle regarde plutôt en avant…!

Les deux amis m’emmenent en dehors du trafic, par des chemins perdus dans un camping sur le bord de la mer. Ils ont découvert l’endroit la veille. Nous passons l’après-midi à nous baigner, à jouer au volley-ball de plage et à boire (un peu, quand même!) du gin-limoncello-tonique.

Le soleil s’en va se coucher. Comme Dominik qui, dit-il, s’en va faire une toute petite sieste de rien du tout…Il va rater le plus grand des festins!

On a rencontré un voyageur solitaire et australien, un peu plus tôt dans la journée. Kat et moi, l’invitons à aller manger dans un petit resto, sur le bord de la beach. On ne sait pas trop quoi prendre. Je demande au serveur s’il peut nous préparer une pikilia pour 3 personnes. Un large sourire s’étampe jusqu’à ses tempes. J’ai dit le mot magique!

Les plats s’accumulent sur la table. À chaque nouvelle assiette, le serveur, content, me donne des petites tapes sur les épaules. Kat et l’australien ne reviennent tout simplement pas, moi non plus d’ailleurs!

Après presque 3 hres de bouffe et de grandes discussions, nous prenons avec nous quelques restants pour Dom. Je laisse Kat et l’australien (je n’sais même pas son nom!) aller dormir et je m’en vais droit vers la mer. Pour m’étendre sur une chaise de plage, et m’endormir à mon tour, pour une nuit complète sous les étoiles…


mercredi 25 juin 2008

Un touriste occidental


Les drinks sur le bord de la piscine, les petites boutiques à souvenirs cheaps, les couchers de soleil classiques sur la Méditerranée… tout à Santorini aura étrangement réussi à me faire oublier que j’étais en Grèce. Bien que j'aie voulu m'aventurer en solitaire et rencontrer du nouveau monde, je suis resté collé à mon ordinateur. J’ai toutefois rattrapé le retard que j’avais pris sur ce blog (désolé pour les retardataires), et peux même m’avancer un peu pour le reste.

Je prends le bateau ce matin pour aller retrouver Dom et Kat à Thessalonike. Mon parcours non-linéaire à travers les îles me permettra peut-être de décoder un peu plus Locus Solus, œuvre phare de Roussel.

J’ai fouillé dans nos archives photos pour vous en montrer quelques nouvelles. Après ça, vous aurez tout vu!!!

À l'aéroport de vienne

Auberge Gauthier?

Jetson Dom, devant un vrai blue screen!


Un autre photographe photographié!

Une sortie de ferry


... et une toilette pas propre!

Prochain blog :

Les Retrouvailles et le retour à Vienne!

À bientôt!



lundi 23 juin 2008

Sur la routine...

À mon réveil, Dom n’est plus là. Je suis maintenant seul sur mon île. Lentement, les jours se transforment en celui de la marmotte. Christian me prépare mon cappuccino sans que j’aie à lui demander. Je suis maintenant celui qui est salué. Je consulte chaque matin les rapports sismique de la région en attendant les tsi-namis!

J’ai évidement de moins en moins d’histoires à vous conter! Je vais tenter de recycler quelques photos prises lorsque nous étions encore deux. 3-4 petites choses sont quand même dignes de mention :

- J’ai rencontré un couple de San José, de Los Gatos!, le gars s’appelle Ray et il porte une casquette vintage des Nordiques de Québec. Il connaît son hockey plus que moi. Nous avons passés plusieurs soirées à jaser… de rien mais surtout de tout…!

- J’ai fait une ballade en scooter. J’ai parcouru presque toutes les routes de l’ile. En revenant vers Perissa, paroisse où je loge, je bifurquai sur un chemin jonché d’anciens moulins. La plupart sont en ruine, les pierres volcaniques mal encastrées dans le ciment. Y avaient sûrement pas de très bons maçons à l’époque. J’arrive au bout… une petite église blanche et orthodoxe, à trois cloches fait front à la mer ainsi qu’un cheval tout aussi blanc, seul, à brouter les rares herbes de cette île stérile. Entre ses deux pattes gauches, une corde blanche attachée l’empêche d’aller bien loin…Je voudrais bien savoir de quelle couleur est la liberté…!?!

- Un sanctuaire juché dans une paroi de la montagne m’intriguait depuis notre arrivée sur l’ile. J’me suis proposé une ascension en solo jusque là. Bouteille d’eau en main, j’ai commencé à gravir les sentiers rocheux. À mi-parcours, les chemins se séparaient en deux. À droite, un sentier pas du tout balisé avec au tournant une croix m’indiquant que quelqu’un était mort là. À gauche le grand détour vers le versant le plus venteux. C’est celui là que j’allais prendre. Erreur! À plusieurs moments, le vent devint si puissant que je devais m’agripper au sol pour pas m’envoler! De plus, le sable et les rocailles me frappaient au visage sans arrêt et ma supère condition physique m’imposait de fréquents arrêts. Le parcours en zigzags se perdait dans la montagne, et je voulais revenir avant la tombée de la nuit… Je décidai de revenir sur mes pas et d’essayer le droit chemin. Quelques mètres plus bas, des escaliers creusés dans la pierre menaient directement au sanctuaire. Deux tombes et trois bancs vides allaient comme seuls spectateurs me voir arriver. Je redescendis presque aussitôt, quand même content d’avoir réussi cette expéditive expédition. (Constatation : Oli, j’suis décidément pas prêt à monter avec toi le toit de l’Afrique cet été ;)…!

Dom des nouvelles

J’ai finalement reçu un mail de Dom ce soir. Voici en vrac, ce qu’il me dit : « Arrivés à Athènes, nous avons tentés de trouver un moyen de quitter l`endroit le plus vite possible (me suis tapé une belle heure de bus du port a l’aéroport...pas trop le temps pour le fameux Acropolis...). Après avoir checké les options s’évaporer (pu de trains, bus, ferry ou vols intéressants disponibles dans des délais raisonnables), moi et Kat nous nous sommes tournés vers la location d une belle Ford Focus pour s’échapper d’Athènes vers un spot pas trop loin en direction de Volos (dodo dans le char en perspective...) Si conduire en Italie c’est la douce folie, conduire en Grèce c’est la plus profonde des démences...tout est format one-way avec des chars dans les deux sens...avec la conduite sportive en montagne sans garde-fous sur les cotés, ça devient assez intense merci pour la patate, j’étais assez content d’être le chauffeur. Voila...nous sommes rendus en ``banlieue`` de Volos en montagne dans un spot ou se côtoie parfaitement la vie de beach et la vie de montagne (ya un mont de ski en hiver!!)...Sur ce, on repart demain en direction de la péninsule intérieure pour recroiser Volos et rejoindre éventuellement à Thessaloniki notre vol que je viens juste de booker chez Skyeurope (…)»

Il me propose, un peu plus loin de réserver le même vol et d’aller les rejoindre dans la 2e capitale du pays. C’est bon, c’est c’que j’fais!

Je vous informerai prochainement de notre réunion. D’ici là, je prends du soleil et pense beaucoup à vous! J’observe les petites canadiennes courtiser les jeunes américains et m’amuse à imaginer habillée toutes ces demoiselles!

Yamas!



dimanche 22 juin 2008

Un locker et un scooter

Nous avons bien dormi la nuit dernière. Même un peu trop! Nous prenons nos sacs pour un nouvel endroit. On peut quand même pas passer toutes nos vacances dans des lits confortables. Dom propose d’aller voir l’hostel Anna, une auberge de jeunesse à 7 euros la nuit. Évidemment, j’suis pas certain du choix, mais j’accepte la promiscuité proverbiale de ces shacks à backpackers… pour une nuit seulement! Lorsque la femme ouvre la porte de notre dortoir, un violent souffle d’alcool non-digéré nous frappe au visage! Y a une armoire qu’on peut verrouiller pour déposer nos bagages; ce sera donc pour ça le 7 euros!

En face, un petit café nous est amicalement servi par Yannis, un grec torontois de Corfu! Il connaît tout le monde ici. Il lève la main pour saluer à peu près tout le monde qui passe devant la place. On en profite pour lui demander des conseils, les secrets spots, les choses à voir. Il nous donne une carte avec son nom dessus que nous devons présenter chez Motomania pour louer un scooter moins cher. Nous trouvons là, les deux plus belles zézettes de l’île!

Nous partons heureux comme des papes sur nos mobilettes un peu kitsch. Dom n’a qu’un seul rétroviseur. Et son engin semble manqué d’huile. Mais tout baigne, c’est c’que nous voulions!

Dom ne conserve pas très longtemps son casque, moi oui… un peu tapette! On fraye parmi les 4 roues, les motos et les buggies. On s’fait dépasser par des camions. Nous allons droit vers le top de la montagne. De là, on pourra voir l’ensemble de l’ile et choisir une point qui nous intéresse…!

On prend le temps de s’aventurer un peu dans les trails de sable, mais on revire vite de bord. Pas encore assez pro pour ce genre d’exploits. On arrête s’acheter des bières pour la prochaine étape : une plage de roches rouges au sud-ouest de l’ile.

On rencontre là-bas 3 jeunes québecois. On discute un peu, sans plus. La mer est bonne. Dom prend des photos pour le gang de Technorem. On peut sans doute lire dans de la roche, mais à mon âge de pierre, il y a longtemps que je ne crois plus ces histoires là!


Pleine lune au Full Moon bar!

Nous revenons en ville et rencontrons Mathieu, un des québecois de toute à l’heure. Il nous suggère d’aller manger. On longe les restos sur le bord de la mer jusqu’à l’Atlantis, quand 6 blondes suédoise entrent devant nous. Les gars se regardent, c’est sûrement le menu le plus intéressant!

Dom et Mathieu commandent du Fresh Fish! Ils regardent d’un drôle d’œil les têtes de poissons dans leurs assiettes. La musique est indigeste, du new-age grecque, probablement du Yanni! Et les scandinaves sont loin d’être belle de proche…!!!

Nous avons reçu un flyer pour sortir ce soir, au Full Moon. On est mercredi soir et c’est la pleine lune, ça doit être fou à soir au Vieux Shack de Saint-Jérôme! On se warm up un peu avec l’Ouzo qui nous reste.

C’est Lady’s night, mais tout le monde le sait, y a toujours plus de mâles dans ces soirées là! Le danseur étoile, hésite à sortir… On boit quand même un peu. Les 3 amis du québec sont pas sûr de la façon qu’a Dom d’aborder les dounes… moi non plus d’ailleurs! Mais c’est plutôt drôle et j’suis habitué. Quelques autres drinks et Dom disparaît…

Je le retrouve dehors avec son nouvel ami, Ozzy; un itinérant poilu et handicapé. Je les laisse s’amuser, il est l’heure de rentrer. Devant l’auberge de jeunes en liesse, Renan Rosa, le photographe brésilien discute avec les nations unies. Je jase avec eux jusqu’au petit matin…


Pleine lune de miel

J’ouvre un œil, Dom est couché au-dessus de moi! Il est presque midi. C’est le temps de partir. On s’est fait conseiller le Anny’s Studios. Une ruelle entre deux restaurants nous mène à l’entrée. C’est belle ici! Suis-je encore endormi, ou y a juste des filles!?! La chambre est pas trop chère, l’internet et gratuit et les bikinis assez jolis…!

On fait une p’tite sieste parce qu’un peu scrap de la veille. Dom prend ses mails. Il m’annonce qu’il part demain matin, rejoindre Katharina… pour visiter des îles… en amoureux!

J’ai le choix d’aller à Athenes ou de rester ici! Je ne perds pas trop de temps à réfléchir à la question. La mer et les filles me tentent plus que les rues sales et les ruines de la capitale.

La fin de l’après-midi approche. Nous reprenons nos scooters pour aller vers Fira, la plus grosse ville de l’ile. Le soleil se couche sur la Méditéranée. On regarde ça en silence. On se quitte dans quelques heures…



vendredi 20 juin 2008

Méditer la Méditéranée

Un équipier du bateau replace les chaises autour de moi. Je crois qu’il veut que je me lève. Je rejoins Dom sur le pont. Il cuit déjà sur le bord de la piscine et nous sommes encore loin d’arriver.

Un canadian avec qui nous avions passé quelques temps la nuit dernière, vient s’asseoir à nos côtés. Il ressemble étrangement à Hugo Vézina, un ami jéromien de Dom. Nous avions parlé de poésie française avec lui, de Victor Hugo entre autre… Nous décidons de le surnommer Victor Hugo Vézina.

Des américains se joignent à nous. Une dame professeure de la Virginie m’entretiens pendant de longues minutes. Elle est intéressante, et nous effleurons même un peu la politique américaine. Elle est clairement républicaine, mais du bout des lèvres consent à dire que W. à pas mal gaffé depuis ses débuts. C’est déjà bon qu’elle le reconnaisse…

Dom sommeille sur le pont. Les commentaires insipides des touristes qui se prélassent autour de lui, lui donnent la migraine! Il voudrait tous les voir passer par-dessus bord. Moi je ris, je les aime bien ces américains, je me sens quand même un peu des leurs.

Dom disparaît à l’air climatisé tandis que je reste près de la piscine pour lire Raymond Roussel. La traversée est interminable, mais le décor remarquable… Nous apercevons au loin Patras. Voila 22h que nous sommes partis!

Débarqués du ferry, Dom et moi n’avons aucun plan en tête. Non plus que d’énergies, car nous n’avons pas réellement mangé depuis l’Italie. Trouver un ordi et nous localiser sur la map nous semble en ce moment plus crucial. La ville est grosse et nous ne sommes pas sûrs de vouloir y passer la nuit. Dans un local internet près du port, nous évaluons les possibilités. En essayant de brancher l’appareil photo à Dom, je fais crasher l’ordi, un vieux pentium 380 comme partout ici! À mon poste, un gros cendrier est posé tout juste à côté d’un autocollant non-fumeur! Partout, la fumée des clopes mélangé à l'air sec de la climatisation nous rappelle qu'on ne s'ennuie pas du tout de cette odeur, même pour un fumeur, un brin vétéran, comme moi...!

Dom ne trouve que deux hôtels ici à Patras, c’est presque impossible, mais la perspective d’avoir à nous promener avec nos sacs sur le dos, si petits soient-ils, ne nous enchante pas vraiment. Nous pourrions regarder du côté d’Athènes, c’est pas très loin et probablement plus accueillant pour deux si bons gars comme nous! En cherchant sur le net, Dom remarque une auberge de jeunesse au nom prédestiné, le Victor Hugo Hostel! C’est là que nous allons...

Nous choisissons l’autobus pour parcourir les 215 km qui nous séparent de la capitale. C’est différent ici, hein? C’est pas écrit pareil! Il est préférable de demander et de se faire enligner que de tenter de trouver par nous même la bonne station de métro. Un jeune grec nous dit d’être prudents, de ne pas trop flâner dans le coin. Il est 11h du soir et les weirdos emplissent le square Omonia. Des policiers s’arrêtent pour consulter la carte de la ville en même temps que nous. Ils nous renseignent et font fuir du même coup les regards filous. L’hostel n’est qu’à une station d’ici…

En arrivant devant la porte de l’auberge, l’homme à la réception semble nous attendre. Il sourit en nous ouvrant la porte. Dom est réconforté, moi aussi. Il nous propose de partir pour Santorini, une ile au sud de l’archipel. Le bateau lève l’ancre à 7h30. Il est déjà presque 2h du matin. Et nous n’avons toujours pas mangé! On pourrait se nourrir au houblon. Quelques Amstel à 1,50 euros feront l’affaire. La fatigue et la faim ne sont que des concepts abstraits à 10 000km de chez soi…

Il fait vraiment chaud dans la chambre, un homme presque nu dort dans le lit au dessous du mien. Je décide de passer la nuit à écrire et à fumer avec l’aubergiste. Il me parle beaucoup de ses rencontres, de l’importance de la culture française en Amérique. Il est parfait. Et je l’aime. 6h approche. Je monte faire une sieste… de 15 minutes!



L’ile au volcan.

Ai-je tu dormi? Pas sûr. Je tire Dom du lit. Nous devons partir dans 5 minutes si nous voulons arriver à temps pour le bateau. Nous nous égarons dans les rues endormies d’Athène, mais arrivons à trouver une station de métro. Direction Piraeus. Nous n’avons pas de billets et le ferry part dans 8 minutes. On trouve un point de vente Blue Star et on traverse la passerelle qui surplombe l’avenue Poseidonos. On court vers la gate 6. La porte du bateau se referme littéralement derrière nous. Il était moins une!

Le bateau est plein à craquer. Un couple d’Allemands accepte de partager avec nous une grande table sur le pont. Nous nous endormons en moins de deux, assis, la tête entre les deux bras. On se réveille à chaque île où nous arrêtons, mais le sommeil au soleil nous farcit la face, dangereusement. Dom est rouge, pas mal foncé!

On essaie de se mettre de la bouffe dans l’estomac, mais ça passe pas. Une petite bouchée et le sac est plein. On entre à l’intérieur, à la recherche d’un peu de fraicheur. On en profite pour vider la caméra. La cartouche vierge, Dom ressort prendre des photos. Il rentre aussitôt me chercher. Dehors, le paysage est hallucinant! C’est ça Santorini???

L’ile principale n’est qu’un restant d’une des parois du volcan. Deux autres parties émergent de l’eau, dont une plus petite, centrale, d’où jaillissent encore des eaux thermales. Le volcan encore actif est surveillé de très près. Content de le savoir…!

Nous réservons une chambre à Périssa depuis le port en bas de la falaise. Une navette vient nous cueillir. Avec nous, 3 irlandais de 19 ans et un étrange garçon qui dit venir du brésil font le voyage. Le brésilien ne cesse de se frotter les yeux, qui sont creux et noircis par ses gênes et par une grande fatigue (c’est lui qui le dit!) Il prétend faire le tour du monde en tant que photographe. Il nous montre une revue, Pagina 22, dans laquelle plusieurs de ses photos sont publiés. Si c’est vraiment lui qui a fait ça, bravo! Ses images, tirées de ses voyages en Asie, sont réellement efficaces. On lui donne le bénéfice du doute.

Nous arrivons au Holiday Hostel. C’est coquet comme tout. Même ma maman serait charmée par la chambre. Nous sommes un peu loin de la beach, mais pour un soir, c’est déjà en masse! D’ailleurs, en parlant de beach, faudrait peut-être que je pense à m’acheter une paire de short! Mes jeans commencent à ne plus faire qu’un avec mes jambes.

Nous partons, Dom et moi à la découverte de notre nouveau paradis, l’ile de Santorini. On revient à l’hotel pas très tard, pour écouter la game au bar de la piscine. Mais il n’y a pas grand monde à soir et l’idée de s’étendre au frais pour écouter la 2e demi nous rejouit.

On s’ouvre une bouteille d’Ouzo qu’on ne boira pas. À peine la télé allumée, nos corps s’éteignent pour aller retrouver les doux bras de Morpheus…